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tu me sers une bière ♠ june

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MessageSujet: tu me sers une bière ♠ june Mer 10 Fév - 12:34

Ma vie se résumait tristement en un seul mot, débauche. Je m'autodétruisais avec le temps. Je m'en contrefichais de mon avenir. Rien ne semblait pouvoir me motiver, je ne trouvais aucune raison d'améliorer les choses. Mais je ne me lamentais pas sur mon sort car après tout j'en étais l'unique responsable. L'unique maître de mon destin, que je massacrais par mes addictions. Comme celle de l'alcool, par exemple. Je m'étais en ce début de soirée installé au comptoir d'un bar. Je scrutai les lieux, l'endroit était presque comble. L'endroit était surtout idéal pour une chasse. Je recherchai une fille susceptible de me plaire. Quand soudain mon choix se porta sur une brune, plutôt provocatrice qui ne portait rien d'autre qu'un décolleté plongeant et un jean taille basse. Sans discrétion, je m'autorisai de la reluquer. Elle me remarqua de suite. Je lui adressai un sourire cachant un sous-entendu lubrique. Le serveur se rapprocha de moi pour écouter ma commande. « Une bière… et ce qu'elle voudra pour la demoiselle là-bas. » Je désignai la jeune femme d'un signe de tête. « Le tout sur ma note. » Quelle galanterie. Je n'avais surtout qu'une seule idée en tête et rien de tel qu'un peu de courtoisie pour aboutir. La belle brune se retourna entièrement vers moi en m'adressant l'un de ses plus beaux sourires. Elle se rapprocha de moi, se posant sur le tabouret juxtaposé au mien. J'entamai la conversation, tout semblait adéquate pour une partie de jambes en l'air ou obtenir son numéro de téléphone. J'avais dû me contenter de la deuxième option car la demoiselle s'éclipsa sous la contrainte, l'arrivée prématurée du petit ami. Je me délectais dès lors de passer une nuit avec la belle brune provocatrice. Elle était parfaite pour un coureur de jupons comme moi. Car tout comme moi, elle ne cherchait rien d'autre qu'une aventure d'une nuit même si elle était en couple. Ce qui me satisfaisait amplement. Je ne voulais plus subir les conséquences de l'amour. L'amour, ce simple mot me donnait une sensation amère dans la bouche. Quel infâme sentiment pour un cœur brisé. La responsable de l'état chaotique de mon palpitant n'était plus rien pour moi. J'avais oublié sa délicieuse odeur, la douceur de sa peau, le son de sa voix mais pas le tort qu'elle m'a causé. Je n'étais pas prêt pour une histoire longue durée. Mes relations soi-disant amoureuses, ne s'écrivaient pas dans le temps. Elles étaient éphémères, souvent écourtées par mon tempérament trop volage. Elles étaient plus charnelles que passionnelles, plus torrides que romantiques. Je ne se sentais pas capable d'assurer le rôle du petit ami idéal. Ce n'était pas de mon ressort. Trop compliqué pour moi de devoir se rappeler la date de la rencontre, ou bien de ne pas oublier la Saint-Valentin ou encore même, de devoir acheter des cadeaux que je recevrai tôt ou tard en pleine poire par ma copine, pour cause de l'avoir trompé.

Concentrons-nous un peu sur ce début de la soirée. Le bar était bondé de monde, trois ou quatre groupes de cinq personnes, quelques couples dont un qui se disputait dans un coin, des solitaires en pleine réflexion au fond de leur verre, une petite blonde farouche avec sa copine de classe et leur camarade bien entouré mais un peu trop coincé. J'avais remarqué d’autres demoiselles susceptibles de me convenir. Comme une rouquine installait sur une baquette avec des lunettes semi-intello mais qui la rendait tellement séduisante. Ou bien une autre brune, cependant son copain arriva le sourire aux lèvres et un petit quelque chose pour elle. Je terminai ma bière posant ensuite mon verre vide sur le comptoir. Quand soudain, derrière celui-ci se tenait l'une des serveuses. Un sourire en coin monopolisa mes lèvres. June K. Morrison, l'une des rares filles capable de me dire stop au moment le plus crucial. Je l'avais mais elle m’a doublé. Je lui en voulais un peu de m'avoir retiré le pain de la bouche, de m'avoir laissé sur ma faim. Je lui avais donc terni sa réputation. « June t'es mignonne, tu me sers une bière. » Je croisai mes bras sur le comptoir, me penchant vers elle un sourire sarcastique accroché aux lèvres. « Je ne savais pas que tu travaillais ici… Je me demande bien comment tu t'es prise pour décrocher ce boulot. » Je laissai volontairement un blanc entre mes phrases, pour poursuivre sur un ton désinvolte. « Tu as peut-être couché avec le patron. »
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June K. Morrison

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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Mer 10 Fév - 22:15

Il était rare pour les habitués de ce bar de ne pas voir June assurer le service tous les soirs, elle essayait d'être présente au moins 5 fois par semaine afin de pouvoir subvenir à ses propres besoins, le loyer de la chambre universitaire sur le campus n'était pas si chère que ça mais en revanche, ce qui était cher était les frais d'inscription qu'elle devait payé tous les six mois. Peu de gens comprenaient pourquoi elle avait décidé de payer elle même ses études, elle avait entendu plus d'une fois "Mais pourquoi tu ne laisses pas tes parents s'en charger, ils sont riches." et June répondait toujours la même chose "Je suis indépendante comme ça" mais la vraie raison était qu'elle n'avait surtout pas le choix, ses parents refusaient de payer pour des études de biologies, ils lui avaient posé un ultimatum trois ans de là, c'était soit elle poursuivait dans le domaine de l'économie et ils allaient payer pour tout, soit elle allait où elle voulait -dans ce cas là, en biologie- et elle se débrouillait seule. June avait choisi la deuxième option parce que c'était ce qu'elle voulait vraiment faire de la biologie, c'était sa passion (sans compter son rêve de faire le tour du monde) et c'était donc la raison pour laquelle elle devait au moins travaillé 5 soirs par semaine mais aussi pourquoi les habitués de ce bar ne pouvait que la connaître, savoir qu'elle entamait dès à présent sa troisième année d'études et qu'elle travaillait pour payer ses études, elle ne parlait pas beaucoup d'elle et de toute façon, ce n'était pas son job, son job était de servir les ivrognes qui lui donnaient d'excellent pourboire, ce qui incluait aussi d'écouter leurs lamentations jusque tard dans la nuit. La jeune femme détestait particulièrement ce détail de son boulot, mais elle savait qu'elle ne trouverait aucun autre boulot où elle pouvait se faire beaucoup d'argent en peu de temps, c'était de l'argent facilement gagné. Ce qu'elle détestait encore plus, c'était l'accoutrement de serveuse, son patron insistait vraiment pour que chaque serveuse porte une jupe qui arrivait systèmatiquement plus haut que les genoux et une chemise blanche, bref, on aurait it qu'ils étaient dans les années 80. Ce soir là, un mercredi, June avait opté pour une jupe noire qui retombé au niveau de ses genoux, ses jambes étaient assez longues pour que les pervers profitent, et une chemise blanche, dont les avait retroussé les manches au niveau des coudes et déboutoné pas plus de trois boutons pour offrir une vue agréable aux pervers. "De l'argent facile" s'était-elle dit en se regardant dans le miroir avant de commencer son service deux heures plus tôt.

L'horloge affichait 21h pile et June n'avait pas eu une moment tranquille à elle, elle était seulement deux à assuré le service ce soir et il était rare de voir le bar vide même en semaine. Exceptionnellement ce soir là, June s'occupait des boisons au bar, elle savait et avait déjà tout fait, depuis le temps qu'elle travaillait ici ce n'était pas surprenant. Elle aimait occupait ce poste, cela lui permettait de se cacher derrière un comptoir et de se sentir moins reluquée que lorsqu'elle servait les boissons même si ça n'empêchait en rien aux consommateurs du sexe opposé de jeter un coup d'oeil à son décolté forcé qui faisait ses preuves, June avait déjà pas mal de pourboire. Le pire de la soirée ne faisait qu'arriver, en effet, cela faisait plusieurs minutes qu'elle avait remarqué une présence qui ne lui faisait vraiment pas sauter de joie, son cher ami K. Calvin Strauss, qui lui faisait pensé automatiquement à Claude Levi Strauss, le célèbre anthropologue et ethnologue français, qui lui avait gentiment ternit sa réputation après que June refuse de coucher avec lui, mais ce soir là, elle n'avait pas pu s'empêcher d'en faire son petit jouet. Les mecs comme lui la répugnait tout seulement et elle avait eu envie de le remettre à sa place, tant pis si aujourd'hui, tout le monde pensait qu'elle avait couché avec lui, car ils savaient tous les deux que c'était faux et qu'il n'avait toujours pas le prénom de June sur son tableau de chasse. Elle s'approcha de lui lorsqu'elle vit qu'il était temps pour elle de le reservir, sans un mot, elle récupéra le verre encore emplit de quelques centilitres de bière et esquissa un petit sourire forcé à son interlocuteur. Sans un mot, elle se rendit vers la fontaine à bière et remplit le verre de Stauss. Elle n'avait pas pu s'empêcher d'entendre ses quelques remarques provocatrices, elle retourna alors le voir en posant son nouveau verre de bière face à lui et esquissa un sourire. « Voilà mon chou. » dit-elle ironiquement, elle se pencha alors vers lui, mettant bien évidemment en valeur son décolté pour tous les curieux et lui mumura à l'oreille une chose dont seul lui pouvait entendre. « T'aimais bien savoir si lui, contrairement à toi, a réussi a couché avec moi. Et si c'était le cas, je suis persuadée que même lui, âgé de 40 ans, est un meilleur coup que toi. N'oublis pas de me laisser un bon pourboire, tu seras gentil. » June reprit place derrière son comptoir et alla servir d'autres clients.




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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Mer 10 Fév - 23:44

Je n'accumulais pas les bonnes actions mais plutôt les mauvaises, entre les bastons, l'alcool et les femmes. Je collectionnais ce que l'honnêteté ne me procurait pas. L'honnêteté n'était pas bien délectable. Pourquoi résister aux tentations ? Pour récolter ma place au paradis ? Je m'étais brûlé les ailes depuis pas mal de temps. Ma vie n'était pas un conte de fée avec une princesse en récompense. Je n'attendais plus rien de l'amour. Je me refusais d'aimer, d'être un pantin. J'avais peut-être besoin de trouver une raison pour ne pas continuer ma chute dans mes addictions. J'avais un passé derrière moi, comme vous. Le mien n'était pas remarquable. Je l'avais terni par mes délits. Je l'avais annihilé par mes excès. J'avais foncé tête baissée, au risque de me prendre un mur pour ne plus jamais me relever. Je n'étais plus que l’ombre de moi-même. J'avais tenté d'enterrer mes erreurs et mes douleurs. J'avais tenté de donner un coup de balais sur les traces de mon passé. J'avais crevé mes rêves sans un remord. J'étais celui que vous insultez mesdemoiselles, que vous baffez. J'avais mérité toutes ces claques. Je n'étais pas un bon exemple. Mon beau-père n'avait pas tort sur un point. J'étais loin d'être un modèle pour ma sœur. Ma sœur, elle représentait beaucoup pour moi. Je la respectais et ce n'était pas mon beau-père qui allait m'empêcher de la voir. Oui, je n'étais pas un enfant de chœur. Mais je ne brûlerai pas les ailes de ma sœur. Elle était ce que je n'étais pas. Elle était la bonté incarnée. Elle était aussi très secrète, peut-être l'unique point commun avec moi. Elle ne me disait pas tout, je m'en doutais. Quand je lui posais une question, elle niait l'évidence. Je ne supportais plus le comportement de ma mère. Elle était complément éblouie par son mari. Elle ne disait rien. Elle acceptait de ne plus me voir par amour pour lui. Mais je ne lui en voulais pas. Je ne la comprenais pas, nuance. J'avais pensé me rendre chez ma famille pour voir ma sœur en toute discrétion, ce soir-là. Mais je m'étais une fois de plus tourné vers l'alcool. Je m'étais orienté vers un bar, au lieu de la demeure familiale. Je ne me souvenais plus pourquoi j'étais tombé dans l'alcool, du moins pourquoi je me retrouvais presque chaque soir dans un bar avec un verre en main. C'était peut-être ma manière d'oublier, étant donné que ma vie n'était qu'une succession de mésaventures. Il m'arrivait cependant d'être sobre, comme ce soir du moins pour l'instant. Je n'étais pas non plus un alcoolique notoire, mais je sombrais de plus en plus dans ce cercle vicieux. Je me détruisais tout seul. Je collectionnais les bastons autant que les conquêtes. Je me retrouvais de temps en temps chez les condés, pour des broutilles dans lesquelles j'étais malheureusement impliqué. Les femmes n'étaient qu'un passe-temps pour moi, rien d'autre. J'étais devenu avec le temps un salaud de première. Incapable d'être sincère avec une fille. Je lui mentais pour l'avoir dans mon lit. Je lui promettais monts et merveilles. Je la faisais rêver le temps d'une soirée, pour la jeter le lendemain matin. Mais je n'étais pas heureux, je me mentais en me disant que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Néanmoins pour me sentir mieux rien de tel qu'une partie de jambes en l'air. C'était mon remède et peu importe le mal que je pouvais faire autour de moi, mon cœur était brisé plus rien ne pouvait l'atteindre. Je m'en foutais pas mal. Je ne me préoccupais pas des autres, excepté ma sœur et ma mère. L'une de mes ex m'insulta de crétin immature sans la moindre compassion pour autrui. Elle l'avait dit sous le coup de la colère, en me découvrant au lit avec une autre et une bouteille de vodka vide sur la table de nuit. Je m'étais pris une sacré paire de claques ce matin-là, en prime d'une panoplie d'insultes. Je n'avais pas de remords pour mon acte. La jalousie s'était quand même installée. Je ne supportais pas de voir des hommes tournaient autour de mon ex meilleure amie mais passons.

Pour discuter de la soirée actuelle, notre chère June posa mon verre plein sur le comptoir. Je ne l'avais même pas remercié. Elle me laissa entrevoir ce qu'un homme ne s'empêche de reluquer. J'écoutai la réplique de la demoiselle ce qui ne me donna pas l'envie de me taire. En temps normal je rétorquais de manière déconcertante et là… je n'allais pas faire une exception. J'accrochai un sourire sans la moindre aménité. « T'espères quoi de ton impertinence ? Ne parles pas de chose de tu connais pas. Tu devrais mieux venir constater par toi-même ce que tu avances. » Je parlai ensuite d'une voix basse pour qu'elle seule puisse entendre, une lueur moqueuse au coin de mes pupilles. « Je dois quand même t'avouer que tu m'as vexé… Moi qui espérais t'accrocher sur mon tableau comme une simple proie. Une proie qui ne mérite rien d'autre comme réputation. » J'avais trop de fierté pour la laisser dire sans répliquer. Je lui portais alors des propos blessants, presque insultants. Un sourire cruel mais aussi satirique s'installa au coin de mes lèvres. « Oh, et pour le pourboire, tu demanderas une promotion canapé, c'est plus rentable. Mais tu dois le savoir. » Je lui adressai un dernier sourire en coin, buvant ensuite un peu de ma bière.
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June K. Morrison

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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Jeu 11 Fév - 1:15

Les parents de June désapprouvaient même ce petit job qu'elle faisait, mais ils en étaient à l'origine, elle n'aurait jamais eu à choisir ce job s'ils avaient été un tant soit peu raisonnable. Comme vous l'aurez compris, June n'était pas une fan de ce job, elle était douée certes, mais elle ne supportait pas être entourée de jerk, d'assoiffés de sexe et d'alcooliques. Il ne se passait pas une soirée où elle ne tombait pas sur un connard qui se permettait de poser sa main sur ses fesses ou encore sur des mecs en chasse qui piègent évidemment une fille naïve à la recherche du grand amour, c'était tellement typique que ça donner envie de vomir. Mais le plus souvent, elle tombait sur au moins un ivrogne qui n'hésitait pas à l'insulter lorsqu'elle refusait de le servir encore une fois. Il y avait une limite à tout et June respectait ça, elle ne voulait pas être à l'origine d'un accident. Alors les insultes du genre, salope, pute, pétasse ou autre chose encore plus blessant, June connaissait et laissait couler, elle avait conscience que c'était plus l'alcool qui parlait que la personne qu'elle avait en face d'elle. Mais en ce qui concernait le cas de Calvin, June savait qu'il était encore trop sobre pour ne pas penser les paroles qu'il venait de lui balancer à la gueule. Mais ça ne lui faisait pas d'effet, elle avait appris à laisser couler ce genre de chose mais cela ne signifiait pas qu'elle allait se laisser faire, pour le moment, elle avait trois clients qui attendaient et si elle souhaitait se faire un bon pourboire ce soir, elle devait s'en occupait au plus vite, et puis de toute manière, elle aimait faire attendre les gens et surtout Calvin, car elle était certaine qu'il attendait une réponse de sa part. Si elle avait osé le laisser en plan il y a quelques mois de là, elle aurait bien l'audace de répondre à ses remarques totalement inutiles qui n'avaient pour but que de se venger du fait que June l'avait laisser en plan. Elle partit de l'autre côté du comptoir pour s'occuper des clients, des commandes banales, une bière, un verre de vodka et un whisky, qu'elle prépara assez rapidement, elle en profita pour discuter quelques instants avec eux, elle se surprit en jetant quelques regards de l'autre du bar pour voir s'il était toujours présent, et c'était le cas. Il n'avait donc rien de mieux à faire que d'attendre et d'envoyer des piques à June ? Pathétique. June servit les clients puis retourna à Calvin tout en remarquant qu'il en était à la moitié de sa bière. Elle resta silencieuse quelques instants gardant l'oeil sur Calvin, elle se demandait pourquoi il consacrait du temps à une fille qui lui avait dit non au dernier moment. Peut-être parce qu'il n'avait rien de mieux à faire, mais June s'en fichait, tant qu'il payait ses consommations. Leur conversation était d'ordre privée, il n'y avait aucune raison qu'elle en fasse profiter les autres clients assis au comptoir, c'est pourquoi, encore une fois, elle se pencha vers Calvin et glissa dans son oreille les paroles suivantes. « J'espère ne pas avoir été trop longue. » dit-elle avec sa voix sensuelle tout en esquissant un sourire, elle savait qu'il ne pouvait pas résister à ça. « Donc, comme ça tu souhaites que je vienne constater ? Qu'est-ce que j'y gagne ? Devenir une de tes stupides conquêtes dont tu oublieras le nom le lendemain ? Désolé, mais je peux trouver mieux. » Elle recula de quelques pas et attrapa une bouteille de vodka à la main, l'avantage de travailler dans un bar, de s'habiller comme une pute, c'était qu'elle pouvait se servir autant qu'elle le souhaitait lorsqu'elle était en service, c'est-à-dire la plupart des soirées. Elle se versa quelques goutes de vodka et but cul sec son verre. Elle gardait le silence en lançant un léger sourire à Calvin et se dirigea vers l'évier afin de laver les quelques verres qu'il contenait. June détestait le rôle qu'elle était entrain de jouer avec Calvin, elle détestait tout ce qui avait un rapport avec cet imbébile, pour la seule et unique raison qu'elle n'était pas elle même. En temps normal, elle ne répondrait pas à ce genre d'insulte, car selon elle, les gens utilisaient les insultes comme moyen de défense, pour mieux cacher leur peur et Calvin n'était pas l'exception qui confirme cette règle, oh non, il faisait bien partie de ces personnes qui utilisaient les insultes pour se sentir un peu plus puissant et avoir moins peur. Des lâches en gros. Calvin était un lâche, ça se voyait qu'il fuyait quelque chose, quelque chose qui était évident à voir, il fuyait l'amour, et June ne voulait pas en savoir plus, ce n'était pas ses oignons et elle s'en fichait complètement. Même si cela signifiait que cette crapule avait, autrefois, eu un coeur.

La musique du bar était forte, il était impossible d'avoir un quelconque conversation sans être obligée de crier, mais June aimait cette ambiance car la musique couvrait toutes les insultes qui lui étaient destinées, à elle et à l'autre serveuse qui faisait les tours des tables. June en profita alors pour s'adresser à Calvin sans avoir à bouger, tant pis s'il ne comprenait rien à ce qu'elle compter dire. Un verre dégoulinant d'eau à la main, un torchon dans l'autre, June nettoya ce verre tout en ce retourna du côté de Calvin. « Tu sais, toutes les filles me demandent comment tu es au lit. J'espère que tu n'attendais pas de moi que je te fasse une éloge. Parce que si c'est le cas, c'est raté. Oh, et pas la peine de me dire de venir constater par moi-même, je pense en avoir vu assez la dernière fois pour me faire quelques idées sur la chose, et désolé, mais ce n'est pas très glorieux pour toi. » June en termina là et se retourna pour ranger son verre et en attaquer un nouveau. Elle jeta ensuite un regard sur toute la salle pour voir si sa collègue gérait les choses.



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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Jeu 11 Fév - 13:19

Je la considérais ni plus ni moins qu'un simple passe-temps. Un passe-temps qui tombait au bon moment. Je n'espérais pas tomber sur elle ce soir. Une chance pour moi qui n'était assurément pas réciproque. J'avais besoin d'un peu de distraction ce soir, de trouver une quelconque raison de rester dans ce bar, en prime de l'alcool. Notre petite conversation me plaisait bien. Elle ne s'était pas contentée de m'esquiver, de passer outre mes paroles. Elle s'était même donné un rôle envers moi, ce qui entre-nous ne me déplaisait pas. J'adorais la répartie de certaines personnes, les voir endosser un rôle qui n'était pas le leur, dans l'unique but de vous tenir tête. Ces personnes rentraient dans la partie, se pliants ainsi sans le vouloir aux souhaits de l'autre. Je m'amusais avec June et avec un certain malin plaisir. Elle n'était pas elle-même avec moi. Elle se compliquait la vie. J'avais envie de lui dire de ne pas perdre son temps avec moi. Mais c'était tellement plus amusant de la voir ainsi. Elle se prenait dans la partie, me parlant de manière sensuelle pour ensuite me lancer un pique bien mérité en pleine poire. Elle se risquait sur le même terrain que moi, sur mon terrain.

« Je te l'ai dit. Tu ne mérites rien d'autre que d'être considérée comme une simple conquête. Ne dis pas que tu peux trouver mieux. Tu ne vaux pas plus que l'estime que renvoie ta tenue. L'estime d'être là pour ravir les hommes et espérer avoir une pièce en contrepartie. En résumé, rien de bien triomphal. » Je m'étais montré dur, impassible et froid. Elle n'avait pas le droit de subir une telle méchanceté. Ma fierté me disait d'être ainsi alors que ma conscience me disait le contraire, de la laisser tranquille. Mais quelle conscience ? Je n'en avais pas. Je n'étais pas là pour lui faire de cadeau. En résumé, voilà le masque et le bilan d'un homme désemparé par les péripéties d'une vie presque chaotique, avec un avenir incertain. J'étais l'unique auteur de mes actes. Je m'étais entraîné moi-même dans ma chute. Je n'étais pas très cool avec elle. J'étais même un vrai connard, vous pouvez l'avouer. Elle me détestait sans doute. Quelques voire beaucoup de personnes me trouvaient détestable, en particulier les femmes qui adoraient me détester, de la rancune sans aucun doute. Je m'étais élevé une réputation de tombeur mais aussi de séducteur sans limite doublé d'un salaud. J'avais même prouvé ma réputation auprès de ma meilleure amie. Je ne pensais pas pouvoir utiliser ses sentiments pour coucher avec elle. Ma conscience n'était encore une fois pas assez forte. Mon envie ? Me faire pardonner. Je n'aimais néanmoins pas les excuses. Je ne m'étais même pas excusé envers ma sœur, quand elle pleura par ma faute. J'avais estimé l'avoir sauvé d'une ordure. Je surveillais depuis le moindre mec qui ne m'inspirait rien de bon, de peur de la revoir devenir une victime. Je ne voulais plus revoir un seul hématome sur ses bras ou sur ses côtes. Je n'avais, moi nullement levé la main sur une femme. Je ne contrôlais peut-être pas ma force, quand je retenais quelqu'un par exemple, il m'arrivait de lui faire mal sans le vouloir, de trop serrer mon emprise. Mais je ne tolérais pas qu'un homme puisse lever la main sur une femme. J'étais nonobstant cela loin d'être le mec idéal.

Je n'en attendais pas moins d'une personne comme elle. Me lancer une attaque sur mon sex-appeal. Elle s'était servie des mêmes armes que moi, usant d'une fausse rumeur comme revanche. « Ne t'en fais pas. Je n'attendais pas de toi que tu me valorises auprès des demoiselles. Je n'en ai pas besoin. Puis ne crois pas avoir altéré ma réputation. Ton compte rendu est plus dérisoire qu'une larme dans l'océan. » J'étais déterminé, incapable de placer une tendre parole. « Mais pourquoi avoir un tel mépris envers moi ? Saches que tu me fends le cœur en te comportant de la sorte. » Je n'étais bien sûr pas sincère, de l'ironie se lisait dans un coin de mes pupilles. Ma vue s'orienta vers le bas de son corps, un délice visuel et aussi une manière peut-être vaine de vouloir la déstabiliser. « Je ne serai pas aussi bas et fabulateur, de mon côté. Car laisses-moi te dire que tu es bien roulée. » Je terminai ma bière, lui indiquant de m'en resservir une autre. Je n'allais pas lui laisser le temps de croiser les bras. Je tournai la tête vers la salle, m'intéressant un peu aux personnes présentes. Quelques unes d’entre-elles étaient dès lors bien éméchées, comme la petite blonde et ses deux camarades de classe. Ces derniers se levèrent pour partir, les parents devaient les attendre. Je n'avais plus ce souci, puisque mon beau-père s'était occupé de me virer. N'acceptant pas qu'un vaurien comme moi d'après ses dires, vive avec eux.
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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Jeu 11 Fév - 21:55

Un passe-temps, ce n’était pas la première fois qu’elle était un passe-temps pour les clients de ce bar, au début, elle n’avait pas pu s’empêcher de se vexer et de balancer le verre du client dans sa tête, à l’époque, elle ne supportait pas être prise pour un objet, mais au fil du temps, elle en avait rencontré des hommes aussi débiles que ce client et elle avait appris qu’elle devait les laisser faire, tout ce qui comptait à la fin, c’était le pourboire qu’ils lui laissaient si elle ne rétorquait pas. June se fichait être le passe-temps de Calvin, il n’était pas le seul client assis au comptoir qui attendait d’être servit, alors il pouvait lui dire des méchancetés blessantes, insultantes, June n’interviendrait pas en lui balançant son verre de bière à la gueule même si il le méritait amplement. Et puis, s’il devenait vraiment insupportable, elle pouvait demander à échanger les rôles et à s’occuper des tables au lieu du comptoir, même si cela signifiait qu’elle sentirait des mains étrangères sur ses fesses ou ses cuisses. June se demandait parfois comment elle faisait pour rester ici alors que tous les soirs, cet endroit était remplit d’hommes irrespectueux. Mais en temps normal, ils étaient plus que deux et le patron était là pour virer les plus irrespectueux, d’ailleurs, ça aurait été le cas de Calvin. Calvin venait de toucher un point faible chez June, sa tenue de travail, qu’elle détestait particulièrement, mais elle ne montra pas pour autant que ses paroles l’avaient blessé plus profondément que la normale. Une stupide tenue qu’elle porterait volontiers ailleurs mais qui était réservée au coureur de jupon du bar dans lequel elle travaillait. Elle s’approcha calmement de Calvin et pris appuie sur le comptoir. « Quelle cruauté vraiment, tu vas me faire pleurer si tu continues et tu crois vraiment que ton palmarès de femmes fait baver les hommes ? Il t’est jamais venu à l’idée qu’au moins l’une d’entre elles t’avaient utilisé comme toi tu les a toutes utilisé ? Franchement, je préfère porter une tenue comme celle là et faire ravir les hommes dans ton genre qui n’auront, au passage, aucune chance avec moi et me faire de l’argent grâce à ça, qu’être aussi conne et brisée que toi. » June le regarda quelques instant dans les yeux, pourquoi avait-il besoin d’être aussi méchant avec les gens ? Elle fit une légère grimace, mais qu’est-ce qui lui prenait de s’intéressé à sa vie ? Sa vraie nature commençait à prendre le dessus mais elle refusait d’être elle-même avec Calvin, elle ne le considérait pas comme un ami, il n’était qu’un autre mec qui venait cherché ses proies dans les bars et elle avait montré assez de compassion ses dernières heures pour en montrer une nouvelle fois pour le cas de Calvin. Il faisait ce qu’il souhaitait de sa vie, et s’il préférait vendre son corps à de parfaites inconnues rien que dans le simple but d’augmenter le nombre de ses conquêtes c’était tant mieux pour lui. June ne tolérait pas ce comportement mais avait-elle vraiment son mot à dire ? Ils n’étaient pas amis, alors non, elle n’avait rien à dire, elle ne pouvait que le méprisait et c’était le cas. June soupira discrètement, cette conversation commençait à pesait sur elle, pourquoi la Terre était-elle peuplée de gens comme Calvin ? Elle préféra s’éloigner de lui pour le laisser se tâter sur les réflexions qu’elle venait d’émettre et s’occuper de ce qu’elle avait à faire, il ne fallait oublier qu’elle travaillait ce soir et qu’elle n’était pas payée à discuter avec les clients. Après avoir ramassé les plusieurs verres vides qui traînaient sur le comptoir, June passa un coup de chiffon sur tout le comptoir sans se préoccuper si elle dérangeait oui ou non les clients. Il arrivait parfois que June se montre désagréable envers des personnes qui ne lui avait rien fait tout simplement parce qu’on venait de l’énervé, et à cet instant même, June était sur les nerfs, elle devait supporté et être aimable avec Calvin, le client est roi est une des règles d’or du bar. Et même si elle était à l’autre bout du bar, la jeune étudiante n’avait aucune excuse pour ne pas entendre les dernières paroles du jeune homme étant donné que la musique venait d’être coupée. Elle sentit son regard se posait plus bas que son buste, et si il avait eu l’intention de la déstabilisée, c’était raté, combien de fois elle avait vu des hommes de 40 ans, des pères de famille, des maris infidèles, des pervers et des ivrognes jetaient un petit coup d’œil à ses jambes ou à ce niveau dans l’espoir de voir un peu plus de chose, combien de temps elle avait été sifflée pendant qu’elle s’occupait d’autres clients, beaucoup … Elle avait donc pris l’habitude de voir ce genre d’attitude qui ne lui faisait plus rien, elle ne pouvait rien faire contre ça, elle était obligée de s’habiller ainsi, ça fidélisait les clients selon son cher patron. Ce qui la réconfortait dans cette situation, c’était qu’elle pouvait se sentir, dans un sens, flattée, j’ai bien dis dans un sens. Elle était jeune et était loin d’être repoussante si on en croyait les autres. Un physique qui avait réussi à avoir Calvin dans la poche tellement facilement qu’elle pouvait en rire. Une silhouette qui était irrésistible mais qui lui valait d’être traitée comme une poupée barbie lorsqu’elle travaillait au bar, heureusement qu’elle avait opté pour une teinture de ses cheveux, sinon, imaginez le spectacle si elle avait gardé ses cheveux blonds, elle aurait eu l’air d’une véritable bimbo dans cet accoutrement. June était superficielle, mais quelle fille ne l’était pas aujourd’hui ? Elle aimait prendre soin d’elle et se faire belle mais cela ne voulait pas dire qu’elle était une de ses allumeuses qu’elle voyait tous les soirs dans le bar, exactement comme ces deux blondes sûrement avec rien dans le cerveau, qui venaient de mettre les pieds dans le bar. Peut-être que comme ça, elle aurait enfin la paix et que Calvin irait les draguait elles, il était sûrement du genre à accepter les plans à trois, surtout s’il était au centre de l’intérêt. Totalement dégoûtant. June s’approche de Calvin afin de prendre son verre et de le remplir encore une nouvelle fois de bière tout en résistant à la tentation de jeter son contenu sur Calvin. « Bien roulée ? Tu n’as pas mieux comme compliment ou insulte? Je t’assure, j’ai déjà entendu mieux. » June referma la fontaine à bière et reposa délicatement son verre sur son dessous de verre. « Oublies, elles sont largement trop jeunes pour toi. » dit-elle alors qu’il était toujours entrain de suivre du regard le petit groupe d’étudiantes qui se dirigeaient vers la porte, June se demandait d’ailleurs comment elles avaient fait pour mettre les pieds ici, il était évident qu’elles n’avaient pas l’âge de mettre les pieds dans ce bar. « Dit, tu attends quoi de moi ? Que je couche enfin avec toi ? Parce que si c’est ça, tu peux aller rejoindre les deux blondes là, je suis persuadée qu’elles seront partantes pour un plan à trois. » June attrapa alors un tableau et passa de l’autre côté du comptoir sans même attendre que Calvin lui réponde, elle n’attendait aucune réponse de sa part de toute manière, et comme elle n’avait plus de nouveaux clients au bar, elle comptait donc donner un coup de main à sa collègue en débarrassant les tables libres, un bon moyen d’esquiver toute nouvelle conversation avec Calvin.


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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Ven 12 Fév - 14:14

Je l'écoutais avec attention, un sourire vil accroché au bord de mes lèvres. Un sourire qui manqua de s'envoler quand elle ponctua sa dernière phrase. J'étais d’après elle quelqu'un de brisé. Elle toucha un point sensible par ce simple mot. Joli coup de poker, très chère. Je restais néanmoins impassible, bien que dans ma tête des souvenirs se bousculaient. L'un me serra le cœur, du moins ce qu'il me restait du palpitant. Un autre me révulsa. Un autre encore me propulsa directement dans la réalité. Je ne voulais pas aller plus loin dans le passé. J'étais brisé par mes douleurs et mes erreurs. Je tenais pourtant encore debout. Mes mains encerclèrent mon verre sans le serrer. Je le faisais lentement toupiller. Je redressai ma tête vers elle. Je lui faisais face en souriant de manière déconcertante. « Laisses-moi te faire comprendre une chose. Qu'elles m'utilisent ou non n'a pas d'importance. Je m'en moque, car elles terminent toutes par compléter mon palmarès comme tu dis. Encore une fois, tu ne sais pas de quoi tu parles. Toi, tu n'es qu'une petite brunette uniquement faite pour sourire comme une pauvre fille derrière un bar et encore au niveau du sourire, tu repasseras. » Je savourai mes dernières paroles. Je devais le reconnaître que c'était une fois de plus méchant mais elle ne me laissait pas d'autre choix. J'étais ainsi, redonnant au centuple les coups que l’on m'administrait. La dureté et la froideur ne m'abandonnaient pas, comme si elles étaient ma seconde nature. Je conservais ce mauvais air, alors qu'elle me donna ma troisième bière. Je l'écoutais une nouvelle fois, en sirotant mon verre. « Mon stock de compliments est très restreint et pour les insultes, les autres clients s'en occupent pour moi. » J'étais par la suite entrain de scruter deux demoiselles, détail que June capta de suite et qu'elle ne manqua pas de commenter. J'étais surveillé, dites-moi. « Tu as raison Morrison. » Je me concentrai sur elle, un sourire posé sur mes lèvres. Ma bière diminua sous l'importante lampée qui me délecta. Je rentrais de moins en moins sobre chez moi, le soir. Je me réveillais le lendemain matin avec un mal de crâne. Mon remède contre ? Un verre d’alcool. Je devenais irrécupérable. Incapable de voir les méfaits de l'alcool. Un verre et soudain rien n'était plus pareil, comme si d'un seul coup mes questions trouvaient leurs réponses. J'avais peut-être besoin de cela, de trouver des réponses. Mais elles n'étaient en réalité pas au fond de mon verre. Je reposai donc mon verre sur le comptoir, l'un des premiers de la soirée ? J'étais bien parti pour.

Mes oreilles s'intéressèrent aux dires de June, alors que mes pupilles rivèrent sur ma chevalière. Mais pourquoi posait-elle la question si elle connaissait la réponse ? Elle se doutait bien qu'elles étaient mes intentions. Je n'avais pas encore tiré un trait sur elle. Les deux blondes n'étaient pas si mal, mais trop facile d'accès. J'aimais bien les situations un peu plus coriaces. Comme celle entre June et moi. J'aimais bien la distraction qu'elle me procurait. Je n'avais pas eu le temps de lui répondre qu'elle s'en alla de l'autre côté du comptoir. Elle exécutait simplement son travail. Je l'embêtais peut-être, quelle tristesse. Je la zieutai du coin de l'œil alors qu'elle débarrassait les tables libres. Mes lèvres trempèrent dans ce liquide ambré qu'on nomme la bière. Je terminai mon verre d'un seul coup pour le reposer sur le comptoir, me levant ensuite de mon tabouret. Je tâtai les poches de mon cuir dans l'espoir de trouver mon briquet ainsi que mon paquet de clopes. Ma main s'empara en même temps d'un billet dans mon portefeuille. Je m'orientai vers June. Je m'étais retrouvé derrière elle, me penchant par-dessus son épaule pour lui murmurer au creux de l'oreille la phrase suivante. « Je parie que les deux blondes se débrouillent mieux que toi. » Je déposai ensuite un billet de dix dollars sur son plateau, en restant dans son dos. « Tiens, voilà pour les trois bières et tu peux me servir du bourbon. Je reviens. » Une sèche n'allait pas me faire de mal. J'en avais envie, peut-être plus que ce verre de bourbon. Je m'en allais alors vers la devanture, poussant la porte principale. Je respirai l'air de l'extérieur pour deux secondes plus tard inhaler la fumée de ma clope. Mes pas m'orientèrent vers le bord du trottoir. Le soir surplombait la ville. Les lumières l'illuminaient. Les bruits la parcouraient. Je remarquai au loin les deux blondes qui montèrent dans un taxi avec leur ami.
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MessageSujet: Re: tu me sers une bière ♠ june Ven 12 Fév - 21:31

Elle ne prêta pas grande attention à ce que Calvin venait de lui dire, elle avait compris qu’il n’était pas nécessaire d’être attentive à ses paroles surtout qu’il ne l’ouvrait que pour rabaisser encore plus June. C’est pourquoi June était allée donner un coup de main à sa collègue pour débarrasser les tables, le bar était encore bondé à cette heure-ci et elle devait être à plusieurs endroits en même temps, alors écouter ce que Calvin avait à dire était le dernier de ces soucis. Et pourtant, les dernières paroles que Calvin avait prononcé, du moins une partie « Tu n'es qu'une petite brunette uniquement faite pour sourire comme une pauvre fille derrière un bar » résonnèrent encore dans sa tête alors qu’elle parcourait le bar avec son tableau rond à la main à la recherche de verre vides qu’elle devait débarrassé. Cette dernière remarque l’a tracassé légèrement, pourquoi ? C’était exactement, du moins, à quelques mots prêts, ce que lui avait dit son père après s’être encore une fois disputé avec June au sujet de ses études, de ses choix et de sa façon de vivre. June ne supportait pas qu’on lui dise ce qu’elle devait faire, qu’on lui dicte les bons choix à faire, c’était une fille têtue alors il ne fallait surtout pas lui dire de faire une chose car il était évident qu’elle ferait le contraire, son père lui avait interdit de faire biologie et c’était ce qu’elle faisait depuis trois ans. De toute manière, elle avait l’intention de choisir biologie car c’était la seule chose qui l’attiré, son père n’avait fait que renforcer son choix. Il était aussi à l’origine de son changement de couleur, il lui avait strictement interdit durant toute son adolescence de toucher à la couleur de ses cheveux, mais une fois qu’elle avait été diplômée de son lycée, le première chose qu’elle avait faite était de se précipiter chez le coiffeur et de se teindre les cheveux en châtain foncé. Parfois, elle vivait un vrai enfer avec ce père qui lui disait tout ce qu’elle avait le droit de faire ou ce qu’elle n’avait pas le droit de pas. Son comportement pouvait se rapporter au cas de sa rencontre avec Calvin, il avait tout fait pour qu’elle tombe dans son piège, qu’elle le suive chez lui et qu’elle couche avec lui et June avait fait exactement tout ce qu’il avait voulu qu’elle fasse jusqu’au dernier moment, depuis le début de leur rencontre, elle avait su qu’elle le laisserait en plan juste avant de passer à l’acte, ce qu’elle avait espérer en faisant ça était de lui donner une leçon, mais évidemment, ça ne lui avait pas fait réfléchir à la chose et il continuais à collectionner les conquêtes. Pour en retourner à cette fameuse phrase, June essayait avec peine de la chasser de son esprit mais tout ce à quoi elle avait pu pensé ces dernières minutes c’était cette phrase, qui lui révélait une vérité, Calvin était aussi méchant que son père. Il connaissait très peu June, tout ce qu’il savait d’elle était sûrement son prénom, son nom de famille et le fait qu’elle travaille dans ce bar, en gros, il ne savait rien d’elle, et pourtant, il se permettait de la critiquer, depuis bientôt un an qu’elle travaillait ici, c’était la première fois qu’un client osait touché à sa vie personnelle et cette réflexion lui rappelait trop son père qu’elle avait préféré ne rien dire et fuir Calvin pour aller s’occuper des autre clients qui, eux, seront plus aimable. Il fallait l’avouer, June avait du mal à tenir tête lorsqu’en face elle avait une personne qui lui rappelait son père, la seule personne qui pouvait la déstabiliser était son père. « Je parie que les deux blondes se débrouillent mieux que toi. » entendit-elle dans son oreille, il ne pouvait donc pas la laisser tranquille pendant quelques minutes, le temps qu’elle reprenne ses esprits après ce qui venait de se passer dans sa tête ? June soupira légèrement à cette remarque et repoussa légèrement Calvin d’elle, il n’y avait pas assez de distance entre eux. Elle attrapa deux verres qu’elle posa sur son tableau et répondit par la même occasion à Calvin. « Et qu’est-ce que tu en sais ? Elles ont sûrement trop peur de se casser un ongle. » Elle fixa encore son tableau sur lequel se trouver le billet de dix dollars qu’il venait de poser, elle secoua légèrement la tête en lâchant un soupir, il devait vraiment jouir de cette situation, il pouvait abuser de June tant qu’il le voulait, enfin non, seulement jusqu’à la fermeture du bar, qui s’approchait doucement. « Pas de problème. » dit-elle en essayant de sourire mais ça ressemblait plus à une grimace de dégoût. June regarda Calvin quitter le bar du coin de l’œil et ressentit un léger soulagement, elle pouvait enfin avoir quelques moments de répit même si ce moment n’allait durer que le temps d’une petite clope. Elle retourna derrière le comptoir et s’attaqua à la tâche du nettoyage des verres qu’elle venait de récupérer. Elle attendait avec impatience l’heure de la fermeture du bar pour enfin avoir du repos à elle, cela faisait déjà trois soirées de suite qu'elle assurait un service au bar et elle commençait à ressentir la fatigue, elle se demandait même comment elle faisait pour trouver le courage d'aller en cours le lendemain. Mais avant de penser à la fermeture et à son lit douillet, elle devait servir un verre de bourbon à monsieur Strauss. Franchement, qui buvait du bourdon à cet âge ? C’était pour les vieux ça … Mais ce n’était pas ses affaires, elle se retourna et fixa le mur de bouteilles de différents alcools et boissons cherchant la bouteille de bourbon tandis que Calvin remettait les pieds dans le bar. June n’était pas une fan des alcools et heureusement, sinon elle n’hésiterait pas à goûter à toutes ses bouteilles sans modération. Un détail que son père devait apprécier, lui qui était contre toutes les formes de choses qui pouvaient être illicites au corps. Il pouvait être fier d’elle, au moins, elle ne sombrerait jamais dans l’alcool. Alors que Calvin venait de reprendre place, June lui versa un verre de ce whisky américain en prenant son temps puis le posa face à ce dernier en prenant soin d’y mettre un petit mouchoir carré en dessous du verre. « Clopes et alcool ? Tu vivras longtemps dit moi, je commence à comprendre pourquoi tu veux te faire autant de femmes dans ta vie. » Elle esquissa un petit sourire, l’un des premiers à être sincère, mais ce n’était pas une marque d’affection mais plutôt de compassion. Elle se mit ensuite dos à lui en prenant entre ses mains la bouteille de bourbon pour la ranger à sa place.


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tu me sers une bière ♠ june

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